Editorial (Février 2011) Martine, tout le monde la connaît. Bien sûr. Mais tout le monde ne l'aimait pas ! Certains voyaient dans l'œuvre de Marlier "une œuvre rétrograde ou sexiste, mettant en scène un univers bourgeois dans ses préoccupations." Mais faites cette simple expérience : prenez un album de Martine, donnez-le à une petite fille ou même à un petit garçon entre 6 et 8 ans et observez. Je n'en connais pas un qui jette l'album au visage de ses parents en hurlant "Quel sexisme rétrograde !" Que du contraire ! Tous les enfants ouvre l'album et le termine avec cette concentration que seuls les enfants et les chats peuvent avoir : plus rien n'existe autour d'eux que cette Martine qui les entraîne dans le monde des rêves, dans ce monde où seuls les enfants ne s'encombrent pas des névroses de leurs adultes de parents.
C'est peut-être cette faculté au beau que possède cette série qui permit aux aventures de Martine d'être traduites en plus de 50 langues à travers le monde et que Martine a aujourd'hui… 57 ans ! Quand on pense que la mort d'un pompier au service des autres peut s'oublier en moins d'un mois, c'est plutôt flatteur.
Martine, je dois te l'avouer, je ne fus pas un lecteur assidu de tes aventures, mais j'ai un profond respect pour ceux qui font du beau leur crédo. Mes aspirations me portent vers une autre sorte d'harmonie, mais je sais que ces artistes précieux comme l'était ton papa sont aussi importants à nos coeurs que le soleil à la vie. Eric Lefèvre |




