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Editorial (Septembre 2010)

    eole
    Et Chronos travaille !

    L'été se retire doucement et des armoires ressortent déjà quelques pulls qui se demandent ce qu'on leur veut alors que le mois d'août n'est pas encore terminé. Le froid arrive et le vent ne se veut plus rafraîchissant, mais avertissement : septembre arrive. Le ciel rétrécit, les hirondelles frissonnent et les théâtres annoncent leur saison…

    Il est de tradition en cette période préglaciaire d'annoncer ses activités jusqu'en juin. Et surtout d'y mettre beaucoup d'emphases et d'effet de manches. "Et moi, je vais faire ceci !", "Et toi, tu ne feras pas ça !" La guéguerre des orgueils à nouveau affamés recommence. Et Eole Productions me direz-vous ? Et bien, sachez que pour la saison qui se présente… je ne vous dirai rien !

    Eh bien non : rien, nada, zéro !...

    C'est étrange, je vous sens surpris. Décontenancé peut-être. Etonné sûrement. Mais vous avez bien lu : je ne vous dirai absolument rien. Pourquoi ? Mais simplement parce qu'il est trop tôt pour que nous puissions en parler. Les projets sont gros, les projets sont beaux, mais ils n'ont qu'un seul défaut : ils ne sont encore que des projets…

    INCEPTION

    Croyez-moi, cela en vaut la peine.
    Les nouveaux horizons en valent toujours la peine !

    Mais j'avoue que j'espérais secrètement profiter de cet éditorial pour vous dévoiler ces nouvelles goélettes que je compte mettre à l'eau. Mais hélas, mille fois hélas, Chronos travaille avec rigueur et je ne peux le forcer à aller plus vite.

    Respectons sa sagesse et prenons le temps d'oser lentement, car la maîtrise du temps fait la différence entre l'homme pressé et l'homme déterminé…

    Eric Lefèvre